Comme la bête sauvage pourchassée par un fauve n'espérant qu'assouvir son ventre affamé

Tel le jeune voyou fugueur aux mouvements fébriles à la seule raisonnance lointaine des sirènes derrière lui
Comme celui qui se fout à l'écart afin de ne rien entendre des médisances et propos malveillants de la race humaine
Tel le guerrier, qui à force de détresse, de combats gagnés ou perdus, s'éloigne petit à petit de son propre camp
Comme le fugitif en cavale n'escomptant uniquement que quelques heures devant lui pour respirer librement hors de sa minable cellule
F U I R
Comme le môme apeuré, qui à la sortie des classes, fesses serrées, poings fermés, dévale d'une seule traîte, sans se retourner , le chemin du retour à la maison
Ou tout simplement
Fuir pour mieux vivre, pour s'épargner d'souffrir, ne plus entendre gémir
Vivre et laissez vivre
Tel le souriceau, se renfonçant dans son trou, ayant senti la présence soudaine du matou chasseur à ses trousses
Olive / Janvier 2004
Musique / Avec le temps / Léo Ferré
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